Histoire d’Ottawa


Ottawa est se caractérise depuis longtemps par une grande diversité humaine, car sa situation au confluent des rivières des Outaouais et Rideau et ses sols fertiles en faisaient le lieu idéal où s’établir.

Famille de pionniers européens

Les premiers peuples et les explorateurs européens d’Ottawa

Il existe des signes archéologiques de la présence d’établissements humains à Ottawa durant l’ère glaciaire. Des peuples autochtones aux sociétés complexes et aux modes de vie distinctifs ont élu domicile dans la région, vivant de la terre.

Le dix-septième siècle marque l’arrivée d’explorateurs français, dont les plus célèbres sont Étienne Brûlé et Samuel de Champlain, qui cherchent la route de l’Asie. En dépit du fait qu’ils ne trouveront pas cette route, un grand nombre d’explorateurs, de commerçants de fourrures et de colons européens leur succéderont au cours de l’histoire d’Ottawa, créant la région que nous connaissons aujourd’hui. L’importance de la région d’Ottawa tenait au fait que la rivière des Outaouais est le plus important affluent du fleuve Saint-Laurent et qu’elle permettait d’accéder à l’intérieur du continent. Si la rivière des Outaouais a conservé son importance, le peuplement de la région située autour d’Ottawa a beaucoup ralenti après l’exploration initiale. Les peuples autochtones de la région ont grandement souffert de la variole, maladie apportée par les Européens, et des nombreuses guerres engendrées par le commerce des fourrures.

Le Musée canadien des civilisations est un endroit dynamique et passionnant où approfondir l’histoire des Premières Nations du Canada, des explorateurs et des commerçants de fourrures.


Coucher de soleil au-dessus des écluses du canal Rideau

Construction du canal

Le premier établissement européen permanent à Ottawa remonte à 1826. Le lieutenant-colonel John By, ingénieur royal, arrive alors à Ottawa pour superviser la construction du canal Rideau, devant relier une série de voies navigables naturelles entre Kingston et la rivière des Outaouais. Cette nouvelle voie devait constituer une route d’approvisionnement militaire utile en cas d’attaque par les États-Unis. Un grand établissement va alors se constituer à Ottawa, près des chantiers, pour le soutien des soldats, ingénieurs, constructeurs et autres personnes qui travaillent à la réalisation du canal. L’immigration parrainée par le gouvernement britannique apporte un grand nombre d’immigrants irlandais (tant catholiques que protestants) à Ottawa, auxquels s’ajoutent beaucoup de Canadiens français venus du Québec. Ces colons travaillent à la construction du canal et fournissent des services à une collectivité en plein essor. La ville conçue selon les plans du lieutenant-colonel John By est maintenant bien établie. Elle prend le nom de Bytown.

Le canal Rideau est aujourd’hui un lieu du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son importance historique. Il est le mieux préservé des canaux nord-américains, possédant encore un grand nombre de ses structures d’origine. On peut se promener à pied le long des rives du canal, observer le mouvement des écluses et faire une excursion en bateau sur ses eaux. Vous pouvez en apprendre davantage sur l’histoire de Bytown et du canal au Musée Bytown.


Monument commémoratif de guerre du Canada à la Place de la Confédération

Bytown devient Ottawa

Une fois la construction du canal terminée, en 1832, une forte proportion des personnes s’étant établies à Ottawa vont y demeurer. Le commerce du bois est alors florissant et en pleine expansion dans la région de Gatineau-Hull, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, et de nombreux résidents d’Ottawa vont trouver du travail dans les services de soutien à cette importante industrie. La communauté continuant de prendre de l’expansion, Bytown sera constitué en municipalité en 1850, pour devenir en 1855 une ville appelée Ottawa.


Tour de la Paix de la Colline du Parlement

Capitale du Canada

Le 10 février 1857, la relativement jeune ville d’Ottawa est officiellement désignée comme capitale de la Province unie du Canada, nouveau territoire formé du Haut et du Bas-Canada, qui constituent aujourd’hui les provinces de l’Ontario et du Québec.

C’est la reine Victoria qui choisit Ottawa comme capitale du Canada. Kingston, Toronto, Montréal et Québec sont les autres villes candidates, mais la ville d’Ottawa est retenue parce qu’elle possède le plus grand nombre d’avantages, comme l’indique la communication officielle adressée au gouverneur général du Canada le 31 décembre 1857. Ces avantages sont notamment les suivants : situation géographique facile à défendre pour les plan militaires; distance séparant la ville de la frontière américaine (distance à la fois de l’influence des États-Unis et en cas d’attaque); situation de la ville en cas d’expansion du Canada vers l’Ouest; et potentiel économique.

L’avantage le plus important d’Ottawa est toutefois sa capacité d’unir le Haut et le Bas-Canada. Ottawa est perçu comme un compromis entre les deux provinces, qui possèdent des caractéristiques très différentes. La ville se situe à la limite du Haut et du Bas-Canada et est relié à Montréal, à Toronto et à Kingston par voie d’eau. À l’époque, la population de la ville est composée d’Anglais, de Français et d’Irlandais, et l’on espère qu’un équilibre pourra s’y établir entre les régions du Canada, déjà très diversifiées sur le plan culturel. Le choix d’Ottawa reflète les valeurs très canadiennes que sont l’inclusion et le compromis, et auxquelles la population du pays demeure très attachée.

Afin de doter la ville d’une infrastructure qui sied à une capitale, on entreprend en 1859 la construction des édifices du Parlement. Le terrain connu sous le nom de Barrack Hill (colline des Casernes), où avaient été hébergés les soldats du colonel John By, devient la colline du Parlement. Les édifices gothiques, qui rappellent le palais de Westminster, siège du Parlement britannique, à Londres, sont achevés en 1866. (La construction de la Bibliothèque du Parlement ne prendra toutefois fin qu’en 1876.) Le gouvernement de la Province du Canada n’y siégera qu’une seule session, parce que le 1er juillet 1867, le Canada devient une fédération. La Ville d’Ottawa est confirmée comme capitale du pays et le gouvernement se réunit sur la colline du Parlement.

La colline du Parlement demeure le siège du gouvernement et un des points de repère importants dans le panorama urbain d’Ottawa.



Le grand incendie

Ottawa continuera de croître et d’évoluer dans son nouveau rôle de capitale du Canada en dépit de quelques reculs. En 1900, le grand incendie, qui se déclare dans la cheminée d’une maison située sur le territoire de l’actuelle ville de Gatineau et se propage rapidement aux parcs à bois, puis à Ottawa, par-delà la rivière. Une grande partie de la ville est détruite.

En 1916, un autre incendie rase l’Édifice du Centre du Parlement, ne laissant que la Bibliothèque du Parlement, que les visiteurs peuvent encore admirer de nos jours. Le gros de la reconstruction s’achève en 1922, tandis que la Tour de la Paix fait l’objet de travaux jusqu’en 1927.

Malgré ces tragédies, Ottawa continue de prospérer et devient un lieu important pour les Canadiennes et les Canadiens.


Des hommes qui marchent dans les sentiers du canal Rideau

Le plan directeur de Jacques Gréber pour Ottawa

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville d’Ottawa fait l’objet d’un nouveau plan. À la demande du premier ministre de l’époque, William Lyon Mackenzie King, l’architecte français Jacques Gréber se voit confier le mandat d’élaborer un plan directeur pour la ville d’Ottawa ainsi que pour la ville de Hull, les deux agglomérations qui forment la région de la capitale nationale. Gréber recommande d’aménager une ville ravissante et très verte, grâce à des parcs, des promenades et des boisés panoramiques. Ce plan, auquel se sont ajoutés beaucoup d’éléments depuis, a contribué à façonner la ville telle que vous la voyez aujourd’hui. Autant les visiteurs que les résidents profitent des nombreux parcs et espaces verts qui sont répartis dans toute la ville et qui sont entretenus avec soin.

Ce sont ses parcs, sentiers et espaces verts qui font d’Ottawa une ville aussi belle et agréable à visiter. Les visiteurs comme les résidents aiment se promener dans ses sites panoramiques.


Le Diefenbunker

Ottawa et la guerre froide

Au cours de la guerre froide, le gouvernement canadien, dont le siège est situé à Ottawa, doit envisager ce qui se produirait en cas d’attaque nucléaire et de retombées radioactives. Dans les années 1960, on fait construire un abri ultrasecret capable de résister aux radiations afin de protéger le gouvernement et d’abriter les hauts dirigeants du pays. Il renferme des logements, des salles réservées au gouvernement, de l’équipement de radiodiffusion, des salles de cryptographie et d’autres services essentiels.

Il est maintenant possible de visiter cet élément secret de l’histoire de la guerre froide au Canada. Le Diefenbunker est maintenant un musée accessible au public, qui justifie amplement une visite à la découverte de ce volet de notre histoire.


La rue Elgin et la Place de la Confédération la nuit

Ottawa aujourd’hui

Aujourd’hui, Ottawa est source de fierté pour les Canadiennes et les Canadiens et un endroit merveilleux à visiter. C’est une agglomération urbaine multiculturelle et vivante, qui a su préserver les espaces verts et panoramiques que Jacques Gréber avait recommandé d’établir il y a plusieurs décennies. C’est un endroit passionnant et dynamique pour les visiteurs comme pour les résidents.


Complément d’information

Pour en savoir plus sur l’histoire d’Ottawa, veuillez consulter les sites Web suivants :


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